Lac Inle

Après deux jours intense de trek et une pause déjeuner bien méritée, nous partons pour un endroit que j’attendais de voir avec impatience : le lac Inle.

Un petit bateau nous emmène de la fin de notre trek jusqu’au village où l’on dormira le soir, de l’autre côté du lac. Le petit bateau, c’est en fait une mini pirogue, avec 5 chaises en bois installée dessus à la queue leu leu, non fixée et qui n’épargnent pas le moindre espace. Pas très stable quand on monte à bord mais super confortable. Pour nous protéger du soleil, nous avons des parapluies à tenir au-dessus de notre tête. Nous voilà partis, sur un petit canal remontant jusqu’au lac. On longe des cultures de diverses plantes et des maisons sur pilotis jusqu’à notre arrivée sur le lac. Si je pensais que le paysage était magnifique sur la première partie de la remontée, je suis bluffée par le lac. Immense, on n’en voit pas le bout. On croise de nombreux petit bateaux comme le nôtre, certains pour des touristes en ballades, la plupart pour des pêcheurs, agriculteurs ou marchands. Le lac est une vraie plateforme de culture agricole et commerce. Je sais que nous reviendrons le lendemain, donc achevée du trek, je finis le chemin avec une petite (grosse sieste) dont je me réveillerai rouge comme une écrevisse.

Arrivés au village de Nyaung Shwe, nous nous rendons à notre auberge. C’est là que nous aurons notre toute première coupure d’électricité. Le pays est réputé pour en avoir beaucoup, le chantier électrice n’étant pas tout à fait très moderne. Toute la ville est sans lumière, cuisine, internet, la totale. Au moment où l’on se résigne à manger des biscottes pour le diner, le courant revient, cela n’ara durer que quelques heures au final. On passe donc notre première soirée sur place au Sin Yam 2, un restaurant birman spécialisé dans les fruits de mer. Au top ! Non seulement on s’empiffrera de poisson frais (aucun risque, ils sont très bien nettoyés à l’eau potable), mais en plus je gagne deux bière gratuites en découvrant sous mes capsule le mot « Myanmar », ce qui pour les assidus du blog, signifie que j’ai gagné. On aura bien fait d’attendre un peu plus longtemps pour le diner.

Le lendemain, on se lève à l’aube pour commencer notre tour du lac. Il nous faut au moins une heure de bateau pour rejoindre l’autre bout du lac où l’on se rend voir un marché. Sur le chemin, on admire les fameux pêcheurs birmans et leur technique incroyable. Le spectacle est incroyable, ils sont d’une habilité sans paire, remuant leur pagaie avec leur jambe tout en se penchant utilisant leurs mains pour manier leurs paniers de pêche. Cliquez sur les images pour le diapo.

Notre premier arrêt est le marché, semi-flottant, semi sur la rive. C’est probablement l’endroit le plus touristique que l’on aura fait jusqu’ici, 90% des touristes étant français. Les marchands vendent toutes sortes de bricoles, bijoux, pierres, objets en bois, etc. Contrairement à ce que j’ai vu précédemment, ici, on peut négocier dur, et heureusement, car les prix sont très élevés. J’achète très peu, et les 2-3 bijoux que je m’offre sont négociés à plus de 70% de leur prix initial. Sinon je préfère me promener dans les rayons fruits et légumes (histoire de peut-être prendre un petit avocat pour le goûter quoi).

Tout le reste de la journée, on enchaîne de nombreuses visites d’ateliers, dont les tisseuses de lotus, les fabricants de bateaux, les confectionneurs de cigarettes,… Tout se passe dans les maisons sur pilotis tout autour du lac. Ici, le bateau c’est la seule façon de se déplacer et on ne s’en plaint pas. C’est très relaxant et cela nous permet de voir le paysage marin du lac.

Le seul arrêt sur lequel nous restons tous sceptiques, est un atelier de tissage tenu par des femmes long cou. Les tribus long cou sont originaire du Myanmar, et plus particulièrement d’une région reculée du lac Inle. Aujourd’hui en voie de disparition, certaines femmes portent toujours les anneaux en or très lourds tout autour du cou, allongés régulièrement pour rendre le coup très long. De nombreuses explications ont été données pour expliquer la raison de ces anneaux, allant du pur esthétisme jusqu’à la protection du coup pour les fauves. Bien que majoritairement isolées, quelques rares femmes de la tribu ont migré dans la région touristique du lac, pour récolter des sous pour leurs familles en laissant les touristes les prendre en photo. C’est sur ce point que mon groupe et moi nous avions une certaine gêne. J’avais déjà refusé d’aller voir un village de long cou dans le Nord de la Thaïlande il y a quelques années, je ne souhaite toujours pas prendre de photos aujourd’hui, les femmes étant montré comme une attraction touristique.

Après une longue journée sur le lac et la découverte de toutes ses merveilles, nous décidons d’aller se reposer au meilleur endroit possible – dans un vignoble. La région est aussi connue pour ses vins, et en tant que bonne française, je me dois bien de tester cela.

Le vignoble se trouve tout en haut d’une colline, nous donnant une vue plongeante sur la région alentour. Je dois avouer que je ne raffole pas du vin local, mais le coucher de soleil, verre à la main, sur le lac est quand même bien sympa.

 

Le lac Inle est un de mes endroits préférés en Asie, et j’y serai bien restée quelques jours supplémentaires, mais demain, nous partons déjà pour notre dernier point du parcours : Mandalay.

Pour plus d’info sur Stray Asia et leurs tours au Myanmar : http://www.straytravel.asia

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