Yangon, ex-capitale birmane

Premier jour de visite à proprement parler.

Mon auberge est réputée pour son petit-déjeuner traditionnel, et à raison ! Premère arrivée dans la salle, je profite du buffet gargantuesque me présentant des mets de toutes les couleurs et dont je n’ai pas la moindre idée de ce qu’ils sont pour la plupart. Ah, des œufs brouillés, top ! Je m’en sers un bon tas au milieu de tout mes fruits et légumes inconnus. Sauf que, il m’aura fallu une demie-seconde et une énorme fourchée dans ma bouche pour me rendre compte… ba qu’en fait c’est pas des œufs… mais du beurre ! Miammmm ! Outre l’anecdote, le petit déj est vraiment super, plein de couleurs et de saveurs , ils savent se faire plaisir dès le matin. J’apprends plus tard qu’à Yangon, les locaux prennent leur petit déjeuner dehors au lieu de cuisiner chez eux.

Mes "oeufs brouillés"
Mes « oeufs brouillés »

C’est parti pour un tour de Yangon. La ville est connue pour être l’ancienne capitale du pays et notamment pour sa célèbre pagode Shwedagon. Pour rentrer dans les lieux de cultes, il faut bien sur se couvrir, notre guide nous offre un longyi chacun. Manque de bol, il s’est planté dans le nombre de femmes/hommes dans le groupe, je me retrouve avec un longyi pour homme… et passe le reste de la journée avec des locaux me regardant en gloussant.

Shwedagon est probablement le lieux bouddhiste le plus sacré du pays, les birmans font le voyage de loin pour pouvoir venir prier dans la pagode. Pour ceux qui se poseraient la question, une pagode n’est pas tout à fait un temple mais je ne suis toujours pas très sure de comprendre la différence. L’un ou l’autre, se sont des lieux de culte, ici consacrés à Bouddha. Au Myanmar, il y a des milliers de pagodes (vous verrez à quel point dans le prochain article), sachant que traditionnellement, chaque famille construit la propre sienne. Le pays est très croyant, 80% de la population étant bouddhiste.

Pour en revenir à Shwedagon, la pagode est visible de partout dans la ville avec son énorme « cloche » dorée. Ici, on y apprends un peu sur les croyances et coutumes du pays. Dans le pays, les nouveaux nés sont nommé en fonction du jour de la semaine où ils sont nés. Chaque pagode dispose donc de 7 « coins » pour prier, et chacun vient prier sur le jour de sa naissance. Chaque coin à sa petite statuette sur laquelle les birmans y versent de l’eau pour bonnes augures. Je suis du « Friday corner », je vais donc moi-même arroser ma petite statue.

La pagode est tellement brillante, que due à la réflexion du soleil (ou du moins c’est ce qu’on a suggéré), il n’y a jamais d’ombre dans Shwedagon, balèze les architectes. En tout cas, le lieu est vraiment beau.

On se rend ensuite voir le bouddha couché (comme au Wat Pho à Bangkok) dans une petite pagode. Il ressemble beaucoup à celui de Thaïlande, en couleur celui là, bien que son vernis à ongle rose nous fait tous demander la confirmation du sexe de bouddha dans la culture birmane. Sous ses pieds géants, des centaines de mini symbols représentant chacun des valeurs bouddhistes. Dans cette pagode, ce n’est pas les jours de la semaine qui ont leur coin pour prier mais les mois de l’année. Chaque mois a son animal représentatif. Septembre, le mien, c’est le cochon d’inde. Classe.

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Notre prochain arrêt est beaucoup moins religieux et beaucoup plus politique. Une semaine avant que j’arrive, le pays à connu ses premières élections libres depuis la fin du règne militaire en 2011. C’est le parti démocratique de Aung San Suu Kyi qui à remporté les élections haut la main. Aung San Suu Kyi est la fille de Bogyoke Aung San (Bogyoke voulant dire « Général »), qui est considéré comme le héros national. Elle a notamment remporté le prix Nobel de la paix en 1991 et s’oppose à la dictature depuis de nombreuses années.

On se rend donc pour visiter le musée de Bogyoke Aung San (le père), qui est en fait son ancienne demeure. Il y a techniquement peu à voir, juste quelques meubles et photos de famille sur les murs, mais ce qui rend la visite intéressante c’est les explications de notre guide local sur la politique du pays. Pour plus d’info, je vous laisse vous référer à Wikipedia plutôt que vous faire un cours de politique asiatique (même si je le voulais, je serai probablement incapable de tout réexpliquer moi-même). Il s’avère que notre guide fait parti du micro pourcentage qui à voté contre le parti démocratique, ce qui rend le tout d’autant plus intéressant.

L'actuelle demeure Aung Sun, de l'extérieur
L’actuelle demeure Aung Sun, de l’extérieur

Après la religion et la politique, on admire un peu l’histoire du pays en se promenant dans les rues de la ville. La ville est connue pour son influence britannique, dont la Birmanie a été la colonie pendant de nombreuses années. On est bien en Asie, la température, la nourriture, les locaux, et pourtant, en levant la tête on pourrait presque en douter. De nombreux bâtiments sont en effet d’architecture britannique et ressemblent presque à des façades de western.

Dans les parcs, les jeunes amoureux se cachent derrière des parapluies pour se faire des câlins et des bisous en respectant la pudeur locale. Je remarque également que certains hommes se tiennent la main, bien que seulement amis, de la même façon que l’on peut voir dans certains pays méditerranéen.

Pour finir bien la journée, on s’arrête au marché de la ville, le Aung Sun market (tout est nommé après la famille Aung Sun ici), réputé pour les souvenirs. Notre guide nous dit que l’ont peut abaisser les prix d’environ 20%, après quelques essais, j’ai au contraire l’impression que ce n’est pas forcément bienvenu de marchander, en tout cas, pas sur tous les stands. Les allées se répètent et exposent encore et encore les mêmes choses, principalement des bijoux de jade. Je m’y promène avec l’Anglaise de mon groupe, mais il ne nous faut pas longtemps pour nous lasser des babioles et se diriger vers ma partie préférée des marchés – la bouffe. C’est ici que je découvre ce qui deviendra mon obsession du voyage : les avocats birmans. Attention, je ne parle pas des avocats australiens à $4 (les plus assidus se souviendront) qui tiennent dans ma main, non non ! Je parle d’avocats qui font la taille de ma tête et qui coûtent à peine 0,20€ ! Ici, on les boit souvent en jus, ou on les mange parfois avec du miel (à venir dans un prochain article). Je pense avoir passé le reste du voyage avec des avocats dans mon sac à dos en cas de petite faim . Outre ma nouvelle découverte et obsession du jus d’avocat, on décide d’essayer une « chose » qui à l’air bonne bien que complètement non identifiée. Çà n’avait clairement pas l’air hygiénique, déjà cuisiné et en plein air depuis des heures, je pense qu’il y avait de la crevettes et des épices, mais c’est à peu près tout ce que je peux dire ! Plutôt bon, et non, je n’ai pas été malade après çà. C’est une question de construire son système immunitaire.

Le soir, on quitte la ville par bus de nuit, surprenemment très moderne, chaque siège équipé d’un écran pour regarder des films (bon ne vous attendez pas à des chefs-d’oeuvre non plus, mais quand même!), on peut s’allonger, on a chacun une couverture, vraiment bien par rapport à certains bus que j’ai dans d’autres pays d’Asie !

Prochaine destination ? Bagan, mon nouvel endroit favori au monde.

Pour visiter Yangon et le Myanmar avec Stray Asia, c’est ici: http://www.straytravel.asia/

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