Buda, Pest et Dracula

Mai, mois des longs weekends, comment ne pas en profiter?

Un demi sac cabine emballé (oui, Wizz Air, la seule compagnie au monde à n’accepter qu’un demi sac cabine), je suis en route pour une nouvelle ville dans un nouveau pays: Budapest.

Atterrissage sous grand soleil, je me rends à mon hôtel pour y attendre ma compère de voyage, arrivant plus tard depuis Paris. Nostalgique de toute une époque, me voilà de retour en auberge de jeunesse. Après étude de notre ami Google, on se décide à réserver deux places en dortoir au Wombat City Hostel, je l’aurais choisi rien que pour le nom. Belle surprise, l’auberge est propre, grande, les dortoirs très sympas avec même un petit espace table/fauteuils pour se sociabiliser. Moins belle surprise, notre envie de sociabiliser se désintègre à la vue de notre colocataire: un Neo-Zelandais, d’une cinquantaine d’année avec ce qui semblerait être… un petit problème intestinal. Sans rentrer dans les détails, disons que le monsieur apprécie grandement passer sa journée sur le trône.
Outre ce charmant détail, la meilleure surprise est la localisation de l’auberge: en plein centre-ville, littéralement devant Gozdu Udvar, la rue piétonne pleine de restaurants et bars et très animée le soir. On est aussi à deux pas de la basilique Saint-Etienne et moins de 10 minutes du Danube.
Pour notre première soirée, comme tout bon voyageurs, on s’attaque directement à la gastronomie locale. Je ne placerai peut-être pas la Hongrie dans le top gastro, mais après quelques jours là-bas, je peux au moins dire qu’ils se défendent en matière vinicole. On s’essaiera tout de même à la Hortobágyi palacsinta, une crêpe à la viande supposée être une entrée mais pouvant nourrir toute une famille, au foie gras poêlé, au goulash (forcément) et à la Gundel palacsinta, une crêpe aux noix recouverte de chocolat. Tout çà sur l’ensemble du séjour – le faire en une fois nous aurait probablement coûter notre estomac. On aura passé outre de nombreuses autre spécialités comme les énormes pâtisseries recouvrant les stands de rue. Le marché couvert de la ville offre également de nombreuses options pour manger locale, mais étant fermé le dimanche on ne s’y rend que le matin avant de quitter la ville.
En terme de visite, nos 4 jours auront été bien remplis mais suffisant pour faire le tour des attractions majeures. La ville est vraiment jolie, très agréable pour se promener: Basilique, Parlement, Palais Royal, les grands bâtiments en mettent plein la vue. On a la chance d’y être le weekend du 1er Mai et d’assister à une démonstration d’acrobaties d’avions, assez impressionnante. Du haut de la basilique, on peut également admirer la vue sur Buda et Pest, les collines d’un côté, la ville reconstituée de l’époque communiste de l’autre. On profite même de nos rares rayons de soleil pour s’offrir une ballade en bateau le long du Danube, un must pour profiter de la vue en sirotant un (des) cocktail (s). En intérieur, on visite la maison de la terreur, ancien siège communiste remastérisée en musée relatant l’impressionnant histoire de l’occupation communiste en Hongrie.
Dans un autre registre, on se retrouve également dans le labyrinthe/caveau de Dracula, qui a été emprisonner à Budapest pendant une longue période de sa vue. Brave comme on est, on finit le parcours à l’aide de l’éclairage de nos téléphones (après avoir essayé de faire demi-tour) , trop effrayées par les couloirs tout sombres. Moment de gloire.
Mon petit regret aura été de prendre le funiculaire pour se rendre au sommet de Buda: la queue est longue, et j’ai trouvé çà très cher (4€) pour une minute de montée sans voir beaucoup. La vue est bien plus intéressante une fois tout en haut!
Pour satisfaire la coutume locale, on ne résiste bien sur pas à tester les bains thermaux, attraction principale de la ville. Avec son nom imprononçable, Széchenyi est le bain le plus célèbre avec de nombreux bassins intérieurs et extérieurs. Même les locaux semblent s’y rendre régulièrement. L’extérieur est vraiment agréable, même par temps pas top. L’intérieur est à tester, bien que j’ai personnellement trouvé les bains intérieur un peu moins bien sur le plan hygiénique.
Pour ce qui est de la culture, une chose: Budapest est une ville d’hommes. Tant sur le point touristique, où l’on voit des enterrements de vie de garçon à tous les coins de rue que sur le point local. En tant que deux filles seules, on a finalement passé très peu de temps en extérieur sans se faire accoster. Beaucoup sans pour autant être insistant, jusqu’à ce que l’on se risque en club. C’est simple: ne pas sortir en club à Budapest sans présence amicale masculine. Il nous aura fallu moins de 10 minutes avant de partir en courant, se faisant peloter par des inconnus en rut. A part çà, la vie nocturne à Budapest est assez animée, la destination étant un point phare pour les voyageurs.
On s’est bien amusé, fait beaucoup de rencontres, bien mangé, bien picolé. Cerise sur le gâteau, la vie est très peu chère, une nuit d’auberge nous aura coûté dans les environs de 10€, un repas rarement plus de 5€.
Budapest est une ville vraiment sympa et surtout très jolie pour s’y promener, pour un long weekend!

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