Montenegro: la Montagne Noire des Balkans

Dans la lignée des petites escapades depuis Londres pour me rappeler que le voyage n’est jamais fini, je suis partie début de ce mois pour une semaine, vous l’aurez deviné , au Monténégro.

Le Monténégro:

Pour la minute culture, le Monténégro, pays indépendant depuis 2006, fait partie de l’ex-Yougoslavie et est aujourd’hui en processus d’adhésion à l’Union Européenne. Il fait déjà partie de la zone Euro, ce qui aurait été bien pratique si je n’habitais pas dans le seul pays qui se borne à la livre sterling.

Avec des frontières communes avec la Croatie, la Bosnie, la Serbie, la Macédoine et l’Albanie, le pays est en plein cœur des Balkans et est influencé par de nombreuses cultures. En effet, en plus du Monténégrin, la majorité de la population locale parle également Serbe ainsi que 3 autres langages des pays frontaliers. J’ai même réussi à utiliser mes quelques cours de Russe !

Alors, pourquoi le Monténégro vous me direz ? En plus des très bon échos que j’en avais eu précédemment, le pays est encore peu connu des touristes et si petit et bien desservi qu’il en est super facile d’y voyager. La plupart des voyageurs visitent le Monténégro durant un plus grand tour des pays de l’est. Avec une semaine rien que pour nous, cela nous laissait le temps de bien voir le pays.

Niksic:

A peine atterri à Pogdorica, la capitale, nous fuyons cette ville peu accueillante en direction du Nord. Notre premier constat est la simplicité d’utilisation des transports. 15 minutes et 3,50€ après notre arrivée à la station de bus, nous somme déjà en route pour Niksic la « deuxième plus grande ville du pays ». Les guillemets sont là pour souligner notre étonnement à la vue de la taille de la « deuxième plus grande ville », que l’on travers en… 20 minutes. Nous somme pratiquement les seules touristes, le centre ville consiste en plus de bars que d’habitants et les rues sont écrit en cyrillique. Première mésaventure, on se perd pour se rendre à une auberge que l’on avait repéré sur internet. C’est pour nous l’occasion de se rendre compte de la gentillesse des locaux. Bien qu’il nous faut littéralement faire des pieds et des mains pour communiquer, deux locales font tout pour nous aider jusqu’à sortir le Google Map et appeler leurs amis pour leur demander. Elles finissent par faire venir un Monténégrin d’une soixantaine d’année, qui ne parle bien entendu pas un mot d’anglais mais, sans même esquisser un sourire, nous aide au point de nous accompagner de lui-même dans un hôtel qu’il connait, qui s’avérera un endroit très bien, bien qu’un peu cher. Ce soir là, on se rend compte qu’il n’y a qu’un restaurant dans toute la ville. Encore une fois, des locaux adorables, on s’essaie à notre premier shot (d’une longue lignée) de Rakija et on nous conseille une spécialité locale… dont je me rappellerai toute ma vie. Une viande, que dis-je, un tas de gras cuit dans l’huile et incrusté de lard. Je passe ma première nuit dans un assez sale état…

Zabljak – le Durmitor:

Après cet arrêt en pleine culture locale, on part pour un endroit bien plus touristique, le parc national du Durmitor. On y fait notre première expérience des « Sobe ». A peine sorties du bus, des locaux nous proposent de louer une chambre chez eux pour la nuit. Ce qu’on découvrira plus tard, c’est que c’est en fait leur chambre qu’ils nous louent, pendant qu’ils dorment sur le canapé. Il faut avouer que çà fait bizarre sur le coup. Le soleil n’est malheureusement pas au rendez-vous lorsque l’on se rend au canyon Tara, pour admirer un incroyable canyon d’eau cristalline et mieux… pour le survoler avec la, apparemment, second plus grande tyrolienne d’Europe !

Juste avant de repartir pour la côte, le soleil nous gâte et nous permet de profiter pleinement du parc national en allant se promener au Lac Noir, probablement mon top personnel du pays en terme de paysage. Le lac, entouré de pins et réfléchissant des monts enneigés, nous fait penser à un paysage nordique. Au top!

Kotor:

Un voyage d’à peine quelques heures de bus nous fait traverser tout le pays jusqu’à la très fameuse baie de Kotor. La route nous donne une vue imprenable sur des fjords resplendissants, on en est bouche bée !

Arrivés à Kotor, on remarque vite une grande différence par rapport au Nord. On se croirait presque dans un autre pays. Les prix ici sont bien plus élevés et se rapprochent plus des prix de l’Europe de l’Ouest. Même en étant hors saison, on voit que la côte Monténégrine attire déjà beaucoup de touristes, et en conséquence, les locaux parlent bien plus anglais.

A Kotor même, on se promènera dans la vieille ville, majoritaire attraction de la ville où l’on montera près de 1500 marches (en 45 minutes et 10 litres de sueurs) pour atteindre l’ancienne forteresse de la ville, qui nous donne une vue incroyable sur toute la baie.

Pérast:

Depuis Kotor, on se rend à Perast, un petit village adorable à 30 minutes de bus sur la baie. A notre grand bonheur, on y profite de notre deuxième et dernier jour de soleil, à lézarder. Histoire de dire que l’on a fait quelque chose, on s’offre quand même un mini tour de bateau pour faire un tour des deux îlots du village. L’un est interdit d’accès, l’autre est l’objet d’une tradition chaque année, où chaque habitant se rend pour littéralement « ajouter une pierre à l’édifice ».

Cetinje:

C’est en quittant Kotor que l’on fera notre grande erreur stratégique de la semaine. On décide de se rendre à Cetinje, la capitale historique du pays. La ville, de longueur moins de dix minutes à pieds, borde le parc national du Lovcen, où l’on peut trouver le Mont Lovcen, la « montagne noire » dont le pays tient son nom. Malheureusement, on arrive en plein tempête. La ville étant encore équipée à la soviétique, l’électricité flanche deux fois en moins de 24 heures. La pluie nous empêche de faire quoi que ce soit, on n’escaladera donc pas le mont pour cette fois.

Budva:

Le week-end arrivant, on décide de se rendre dans la ville controversée de Budva. Réputée des backpackers, on en entend beaucoup de mal, comme quoi la ville n’est bonne que pour les fêtards et manque d’intérêt. C’est donc très surprise que l’on se retrouve dans une vieille ville super mignonne, a deux pas de la plage. La saison étant finie, on profite du dynamisme du lieu sans être étouffé par la population. La ville nous semble parfaite pour nous la couler douce nos deux derniers jours. Bien que la météo soit encore peu de notre côté, on optimise bien notre séjour. Pour l’aspect culturel, on se rend (en deux heure de marche sur une route pas top, je recommande de prendre le bus) à Sveti Stefan, un îlot très célèbre seulement ouvert aux résidents, la plupart de riches jet-setters. Pour l’aspect sortie, on s’essaie, par pure curiosité journalistique bien sur, aux boîtes Monténégrines. Je n’aurai pas cru le dire un jour, mais les anglaises ont bien de la concurrence en terme de (non) tenue vestimentaire, j’ai personnellement l’impression de faire tâche avec ma robe de plage.

Le petit plus de la ville, on dort en auberge, une petite réminiscence pour mon ancienne vie de globe-trotteuse, où l’on rencontre donc de nombreux autres voyageurs pour finir la semaine sur une bonne note. Juste avant de repartir, on se rend quand même à la plage, pour mettre les pieds dans la mer Adriatique. A mon grand malheur j’ai oublié mon maillot de bain, car l’eau est super bonne !

On n’aurait pas dit non à un jour de plus pour se rendre au lac Skadar, qui sépare Budva et la capitale, mais on le traverse en taxi pour nous rendre à l’aéroport, ce qui nous permet au moins de s’en faire une idée.

C’est le cœur gros qu’on quitte le pays. Je recommande vivement le Monténégro pour sa diversité de paysages et de cultures, sa facilité d’exploration, sa population locale et son incroyable beauté. Je le recommanderai moins pour la gastronomie, mais vous me comprendrez !

Pour plus d’info sur le budget détaillé du voyage, suivez ce lien.

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