Phnom Penh

C’est parti pour le Cambodge!

Du Laos au Cambodge:

En quittant les 4 000 îles, il nous faut une journée entière de voyage pour arriver à Phnom Penh, la capitale Cambodgienne. On zappe la première moitié du pays, peu habitée et plutôt jungle, même si je ne manquerai pas d’y revenir. Le voyage? Une douzaine d’heures dans un bateau et deux ou trois bus (je commence à me perdre dans tous ces bus moi), sur des routes toutes cabossées ou dormir, vaux mieux oublier si tu ne veux pas être réveillé par ta tête s’explosant sur la fenêtre après une bosse.

Le passage de la frontière est assez comique bien que douteux. Tout le bus laisse son passeport au conducteur, en charge de faire les Visas, et on doit descendre du bus pour passer la frontière à pied, en passant sous une barrière. Soit… Bon j’aime pas laisser mon passeport mais c’est pas comme si on avait le choix! Tout se passe bien 30 minutes plus tard nous voilà repartis sur la route direction Phnom Penh.

L’arrivée dans la capitale:

Arrivés dans la capitale avec un petit deux heures de retard (ceux pour Siam Reap sont arrivés à 5h du matin au lieu de 11h du soir), je me retrouve comme au Pérou, il y a deux ans. Les chauffeurs de tuk tuk se ruent littéralement sur nous en se battant pour son emmener à notre hotel. Au bord de l’agression physique, je garde mon calme et les ignore jusqu’à délicatement en choisir un et négocier à fond les ballons. Il s’avère que le chauffeur nous donne une super impression des cambodgiens, plein d’humour et nous dit qu’on a bien fait de le choisir car c’est un « fucking good driver ». Il nous amène à notre auberge, le eighty8, une super auberge pour les backpackers, où l’on fera beaucoup de rencontres.

Découverte de la ville:

Contrairement à tous les avis négatifs que l’on a entendu sur Phnom Penh, pour nous, la ville fait l’unanimité. On adore, dès le premier coup d’œil. Le premier jour, on se promène tout autour, passe devant le Grand Palais et tous les monuments alentours. On découvre également ce qui fera du Cambodge un de nos pays préféré: la bouffe! La gastronomie est au niveau de la Thaïlande, en version moins épicée. Pendant 2 semaines, je me gaverai de Chicken Amok, poulet curry/coco aux épices, un délice. Le soir, on va au Russian Market, qui deviendra un de nos endroits préférés de la ville. Un marché couvert où on à l’impression de rentrer dans une antre gavée de stands de tout et de rien. Et surtout de tout! Et pas cher! Ici, on se fera des manucures pédicures avec nail art pour 1$ (et de qualité!), on boira le meilleur Ice Coffee de la ville (le panneau le dit, et c’est pas une blague!), et on fera bien plus de shopping que nécessaire!

La période des khmers rouges:

Le lendemain, la journée est toute aussi intéressante bien que bien plus déprimante. On décide dans la même journée d’aller voir la prison S-21, centre d’interrogatoire et de torture des « prisonniers » sous les khmers rouges, et les champs de la mort, champ d’exécution de ces dits prisonniers et bien plus. L’un comme l’autre sont passionnants par leur richesse en informations mais très durs à regarder. La prison a encore toutes les photos des prisonniers, dont seulement 7 hommes ont survécu et les photos des salles de torture telles qu’elles ont été trouvées. Les champs de la mort, en apparence calmes et sereins, sont guidés par un guide audio qui te raconte toute l’histoire pendant que tu marches autour. Des ossements réapparaissent encore régulièrement des tombes, on peut écouter des témoignages de survivants d’une émotion sans égale et, je pense le pire endroit pour tous, on passe devant l’arbre contre lequel les bébés était assassinés. Je vous passe les détails. Après une journée comme çà, on restera silencieuse toute la route du retour.

Plus de découverte de la ville:

Le lendemain on teste un autre marché pour se changer les idées: le Central Market. Pour moi bien moins intéressant que le Russian market, c’est tout de même là que je dirai un au revoir définitif à mes adorables cheveux longs pour la modique somme de 2$! On y découvrir aussi les meilleur smoothies de la terre, parmi tous les stands de nourriture qui honnêtement, ne font pas rêver. Beaucoup de fruits de mer et de viandes séchées dans des conditions d’hygiène douteuses, je me contenterai de quelques nems, pas très brave.

La vie nocturne:

La nuit, Phnom Penh c’est tout une autre histoire. Beaucoup de lady boys (encore), beaucoup de prostitution malheureusement. On voit pas mal de caucasiens de la cinquantaine avec des locales d’à peine 18 ans. Les locales sont d’ailleurs assez dévergondées, l’une d’elle veut apparemment rentrer avec moi et une amie. J’ai d’ailleurs essayé d’acheter son bar, pour 10 baths (20 centimes, en monnaie Thaïlandaise). Dans les boîtes, beaucoup de locaux, on rigole bien même si l’ambiance est différente de ce dont on a l’habitude. Je suis impressionnée de voir l’étendue de la communauté gay mais c’est rigolo de voir ses potes garçons endurer ce que nous endurons d’habitude.

Bref, Phnom Penh c’est un autre monde, c’est des milliers de choses à faire, une nouvelle atmosphère, une culture locale très forte. je comprend que certains n’aiment pas mais si on ne se braque pas aux premiers abords c’est une ville qui a beaucoup à offrir, les gens sont adorables, et le dépaysement total.

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